L’éco­no­mie circu­laire passe aussi par le gaspillage alimen­taire


Pour produire un légume ou un litre de lait, il faut de l’éner­gie, de l’eau, du foncier… Toutes ressources sur lesquelles pèsent des contraintes actuel­le­ment. L’In­dus­trie agroa­li­men­taire produit chaque année quelques millions de tonnes de déchets qui seront dans le meilleur des cas compos­tés ou trans­for­més en gaz (biogaz), mais le plus souvent enfouis/inci­né­rés en pure perte.

Que dire alors quand des produits sont gaspillés ?
Une carotte hors norme, une tomate dont la teinte n’est pas le rouge brillant attendu, des céréales déco­lo­rées sont autant d’exemples de produits qui fini­ront au rebut : hors du cahier des charges. 17 millions de Tonnes de produits alimen­taires comes­tibles sont ainsi jetées chaque année.

L’ini­tia­tive des gueules cassées cible ces produits : ils sont moins beaux, ils sont moins chers, mais ils sont vendus quand même. De nombreux maga­sins ont accepté de jouer le jeu avec les légumes. « LES GUEULES CASSÉES® » est à l’ori­gine une démarche initiée par des produc­teurs de fruits et légumes qui ont souhaité reva­lo­ri­ser des produits moins parfaits, mais qui méritent plei­ne­ment d’être vendus.

La démarche a été élar­gie aux céréales et au petit dernier : le camem­bert. 450 000 camem­berts déclas­sés qui retrouvent le chemin de la distri­bu­tion (chez Carre­four Fran­che­ville et 200 autres).

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Le Camem­bert à la gueule cassée (clic)